L'entreprise fixe un budget par personne ; le destinataire choisit dans une sélection curatée, pas dans un catalogue infini.
Ce n'est pas une carte cadeau mais une alternative à la carte cadeau : pas de solde, pas de reste à dépenser, pas de réseau d'enseignes. Le destinataire reçoit un cadeau physique livré chez lui ou au bureau.
Le destinataire saisit lui-même son adresse : vous ne manipulez jamais son adresse personnelle.
Une partie des destinataires ne réclamera pas spontanément : la relance et la date limite font partie du dispositif, pas des options.
Le régime fiscal reste celui du cadeau d'affaires ou du cadeau au salarié, pas celui d'un titre prépayé.
Un point à poser d'emblée, parce qu'il change tout : c'est une alternative à la carte cadeau d'entreprise classique, pas une carte cadeau. Le destinataire ne reçoit ni solde, ni bon, ni moyen de paiement utilisable dans un réseau d'enseignes. Il choisit un cadeau physique dans une sélection curatée, à l'intérieur du budget que vous avez fixé, et c'est ce cadeau qui lui est livré.
Reste à savoir ce que cette mécanique implique concrètement : ce qui se passe quand personne ne clique, ce qui se passe côté comptable, et là où elle ne convient pas.
La mécanique, étape par étape
- Vous fixez le budget par personne. Un seul montant pour tout le monde, ou plusieurs paliers selon le segment de destinataires. C'est ce montant qui détermine la sélection visible.
- Vous validez la sélection. Quelques références au même niveau de budget, cohérentes avec ce que vous voulez renvoyer comme image. Vous pouvez en retirer.
- Chaque destinataire reçoit un lien nominatif. Envoyé par courriel de votre part, avec votre message. Le lien n'est pas transférable : un lien, un cadeau.
- Il choisit et saisit son adresse. Bureau ou domicile, c'est lui qui décide, ainsi que le créneau si le transporteur le propose.
- Vous suivez les réclamations. Un tableau de bord indique qui a ouvert, qui a choisi, qui n'a rien fait — c'est le point d'appui de la relance.
- Chaque colis part individuellement. Pas de réception groupée à répartir en interne.
Le budget est le seul paramètre qui structure tout le reste. Notre page sur le budget des cadeaux d'entreprise détaille comment le poser avant de choisir la mécanique.
Ce qui la distingue d'une carte cadeau
La confusion est permanente dans les moteurs de recherche : tout ce qui laisse un choix au destinataire est rangé sous « carte cadeau entreprise ». Si vous êtes arrivé ici en cherchant un titre prépayé, la réponse est nette : le lien-cadeau n'en est pas un. Il en est l'alternative, et les deux dispositifs n'ont ni le même objet ni les mêmes conséquences.
| Lien-cadeau | Carte ou chèque cadeau | |
|---|---|---|
| Étendue du choix | Sélection curatée validée par l'entreprise | Réseau d'enseignes partenaires |
| Ce que reçoit la personne | Un cadeau, livré chez elle ou au bureau | Un moyen de paiement à utiliser |
| Solde résiduel | Sans objet : le budget correspond à une référence | Reste possible, souvent perdu |
| Maîtrise de l'image | L'entreprise choisit les maisons présentées | L'entreprise ne maîtrise pas l'achat final |
| Date d'expiration | Date limite de réclamation fixée par l'entreprise | Validité fixée par l'émetteur |
Si votre besoin penche finalement vers le titre prépayé, le fonctionnement d'une carte cadeau entreprise est traité à part. Et si vous cherchez plutôt les arguments pour trancher entre les deux logiques, notre article dédié explique pourquoi laisser choisir en B2B ; celui-ci s'en tient au fonctionnement.
Le problème des destinataires qui ne réclament pas
C'est la faiblesse structurelle du dispositif : un cadeau non réclamé n'est pas un cadeau. Aucune campagne n'atteint la totalité de sa liste au premier envoi, et les taux affichés par les prestataires sans préciser la méthode de calcul ne veulent pas dire grand-chose.
Ce qui fait réellement bouger l'aiguille :
- L'expéditeur. Un message signé du commercial ou du dirigeant qui connaît la personne est ouvert ; un envoi générique part en promotions.
- La date limite affichée. Sans échéance, la réclamation se reporte indéfiniment. Une date visible dans le message crée l'action.
- Deux relances programmées. Une à une semaine, une à quelques jours de l'échéance, ciblées uniquement sur ceux qui n'ont rien fait.
- Le repli manuel. Pour les dix ou vingt derniers noms, un appel du commercial ou un envoi d'office d'une sélection validée en amont ferme la boucle.
Comptez le temps de ce suivi dans votre planning. Sur une campagne de fin d'année, la fenêtre entre l'envoi des liens et la clôture doit laisser la place à ces deux relances avant que la logistique ne sature.
À qui cela convient, à qui non
Le dispositif fonctionne bien quand :
- les destinataires sont hétérogènes — profils, goûts, régimes alimentaires, sensibilité à l'alcool ;
- vous ne détenez pas leurs adresses personnelles et ne souhaitez pas les collecter ;
- vous adressez plusieurs dizaines ou centaines de personnes réparties géographiquement ;
- vous acceptez que la surprise porte sur le geste plutôt que sur le contenu du colis.
Il convient mal quand :
- l'effet de surprise est le cœur de l'intention — un cadeau d'anniversaire, un remerciement après une signature ;
- vous voulez un objet gravé ou un packaging aux couleurs de l'entreprise, qui suppose une référence arrêtée à l'avance ;
- la remise se fait en main propre lors d'un événement ;
- vos destinataires ne consultent pas de messagerie professionnelle fiable.
Le bénéfice côté données personnelles
Quand le destinataire saisit son adresse lui-même, vous êtes en collecte directe : la personne sait ce qu'elle donne, à qui, et pour quoi. Vous n'avez ni à extraire des adresses personnelles de votre CRM, ni à faire circuler un tableur d'adresses entre services.
Cela ne vous dispense pas des obligations d'information ni du contrat de sous-traitance avec la plateforme qui expédie. Ces points sont détaillés dans notre article sur le RGPD et les adresses de livraison.
Le traitement fiscal
Le destinataire reçoit un bien, pas un titre : ce sont les règles du cadeau qui s'appliquent, pas celles des bons d'achat.
Pour un cadeau à un client :
- la TVA n'est déductible que si la valeur unitaire du cadeau n'excède pas 73 € TTC par bénéficiaire et par an, montant fixé par l'article 28-00 A de l'annexe IV du code général des impôts ;
- le cadeau reste déductible du résultat s'il relève d'une gestion normale et sert l'intérêt de l'entreprise ;
- au-delà de 3 000 € par exercice, les cadeaux de toute nature doivent figurer sur le relevé des frais généraux.
Le détail des seuils et des justificatifs est repris dans notre article sur les règles fiscales des cadeaux clients.
Pour un cadeau à un salarié, c'est la tolérance URSSAF qui encadre l'exonération de cotisations, avec un plafond exprimé en pourcentage du plafond mensuel de la Sécurité sociale et une condition d'événement. Le cadre est différent et se vérifie séparément avant toute distribution interne.
Questions fréquentes
Le destinataire peut-il compléter avec son argent ?
Non, la logique n'est pas celle d'un solde. Il choisit une référence à l'intérieur du budget que vous avez fixé, sans ajout ni reste à dépenser.
Puis-je voir ce que chaque personne a choisi ?
Le suivi porte d'abord sur l'état de la réclamation. La visibilité sur la référence retenue dépend du paramétrage retenu ; posez la question avant de lancer, notamment si des règles internes d'égalité de traitement s'appliquent.
Que devient le budget d'un cadeau non réclamé ?
Cela se règle au contrat, pas dans la mécanique : facturation à la réclamation effective, ou facturation globale avec avoir sur les non-réclamés. Faites préciser ce point dans le devis.
Peut-on mélanger cette mécanique et un envoi classique ?
Oui, et c'est fréquent : lien-cadeau pour la liste large, envoi préparé et personnalisé pour les vingt comptes stratégiques. Les deux se pilotent sur la même campagne.
Combien de temps laisser pour réclamer ?
Assez pour absorber une absence ou des congés, et assez court pour créer l'échéance. En fin d'année, calez la clôture sur la dernière date d'expédition tenable par le prestataire, puis remontez le calendrier depuis cette date.
En résumé
La mécanique tient en cinq briques : un budget, une sélection validée, un lien nominatif, une adresse saisie par le destinataire, un suivi des réclamations. Elle règle la question des adresses personnelles et celle de l'hétérogénéité des goûts.
Elle déplace en revanche l'effort sur la relance et suppose d'accepter que le contenu du colis ne soit plus une surprise. C'est un arbitrage, pas une supériorité automatique sur un envoi préparé.
Pour voir comment un budget par personne se traduit en sélection concrète, partez du montant que vous voulez consacrer à chaque destinataire.
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Fixez un budget, chacun choisit son cadeau parmi une sélection de maisons françaises. Ou laissez-nous composer la sélection pour vous.
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